Au 1er janvier 2026, un arrêté discret a changé la donne pour près de 850 000 logements. Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. Résultat : des milliers de DPE ont mécaniquement progressé d’une classe, sans qu’un seul radiateur soit remplacé.
Si votre logement est chauffé à l’électricité, cette réforme vous concerne directement.
Pourquoi ce coefficient existait, et pourquoi il a changé
Le coefficient servait à convertir la consommation électrique en énergie primaire, c’est-à-dire l’énergie telle qu’elle est produite à la source. À 2,3, il pénalisait fortement l’électricité face au gaz ou au fioul, alors que le mix électrique français est l’un des plus décarbonés d’Europe. L’abaissement à 1,9 aligne la France sur la valeur européenne de référence.
Concrètement : qui bénéficie du nouveau calcul ?
Les logements chauffés à l’électricité — radiateurs électriques, plancher chauffant, pompe à chaleur — voient leur consommation d’énergie primaire affichée baisser d’environ 17 à 20 %. Pour un bien classé F ou G avec chauffage électrique, cette baisse peut suffire à remonter d’une classe. Pour un classé E, parfois deux.
À savoir : Aucun logement ne peut perdre une classe avec cette réforme. Si votre DPE a été établi avant le 1er janvier 2026, une mise à jour gratuite est possible sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur.
Ce que ça change pour une vente ou une mise en location
Un logement reclassé E qui était auparavant F échappe désormais à l’interdiction de location en vigueur depuis janvier 2025. Un bien passé de G à F gagne deux ans avant l’interdiction de 2028. Pour un vendeur, l’impact sur la négociation du prix peut être immédiat.
Et si mon bien reste classé F ou G après recalcul ?
La réforme n’efface pas les passoires mal isolées. Pour un logement avec des murs non isolés, une chaudière ancienne ou une toiture défaillante, le recalcul ne suffit pas. L’audit énergétique reste le seul outil pour identifier les travaux prioritaires et quantifier le gain de classe atteignable.
Le bon réflexe : vérifier si votre DPE a été établi avant ou après le 1er janvier 2026. Si nécessaire, demander le recalcul gratuit avant toute décision de vente ou de location.
Faire réaliser ou mettre à jour votre audit énergétique →
Questions fréquentes
Le nouveau coefficient DPE 2026 concerne-t-il tous les logements chauffés à l’électricité ?
Oui, tous les logements dont le DPE intègre un chauffage électrique sont potentiellement recalculés. Le coefficient passe de 2,3 à 1,9 en énergie primaire, ce qui améliore mécaniquement la classe DPE de certains logements — surtout les classes F et G chauffés à l’électricité.
Mon logement classé F ou G peut-il passer en D ou E grâce à la réforme DPE ?
C’est possible, surtout pour les logements proches de la limite entre deux classes. Mais attention : le DPE en cours ne se met pas à jour automatiquement. Il faut faire réaliser un nouveau DPE par un diagnostiqueur certifié pour que la nouvelle classe apparaisse sur le document officiel.
La réforme DPE 2026 supprime-t-elle l’obligation d’audit énergétique à la vente ?
Non. Les logements classés F et G restent soumis à l’audit énergétique obligatoire lors d’une vente, même si certains d’entre eux peuvent voir leur classe évoluer après le recalcul. Seuls les logements qui passent effectivement en classe E ou au-dessus sortent de cette obligation.
Faut-il refaire son DPE maintenant pour bénéficier du nouveau coefficient ?
Si vous êtes vendeur ou bailleur d’un logement actuellement classé F ou G, cela peut valoir la peine de le vérifier. Un DPE recalculé à 1,9 peut faire sortir votre bien des interdictions de location. Consultez un diagnostiqueur certifié pour une estimation avant de dépenser.