Les travaux de rénovation énergétique coûtent cher. MaPrimeRénov’ couvre une partie, les CEE une autre. Mais entre les deux, il reste souvent un écart que peu de ménages peuvent absorber d’un coup. C’est exactement ce que l’éco-PTZ est censé combler.
Ce que c’est concrètement
L’éco-prêt à taux zéro est un emprunt sans intérêts, accordé par une banque partenaire, pour financer des travaux de rénovation énergétique. Pas de conditions de revenus. Pas d’intérêts. Le remboursement s’étale sur 15 ans pour les travaux ponctuels, 20 ans pour une rénovation globale. Le seul impératif : faire intervenir des artisans certifiés RGE.
Les montants en 2026
Le plafond varie selon l’ampleur du projet. Pour un seul geste (isolation des combles, remplacement du chauffage…) : jusqu’à 15 000 €, sauf le remplacement des fenêtres seul, plafonné à 7 000 €. Pour deux gestes combinés : 25 000 €. Pour trois gestes ou plus : 30 000 €. Pour une rénovation globale avec audit énergétique préalable permettant un gain de 35 % minimum : jusqu’à 50 000 €. Le dispositif est prorogé jusqu’au 31 décembre 2027.
À savoir : Pour débloquer le plafond maximal de 50 000 €, un audit énergétique réalisé par un professionnel certifié RGE est obligatoire. C’est ce document qui justifie la cohérence du projet et le gain de performance attendu.
Comment se cumule-t-il avec les autres aides ?
L’éco-PTZ se cumule intégralement avec MaPrimeRénov’, les primes CEE et les aides locales. La logique est simple : MaPrimeRénov’ couvre une fraction du devis, les CEE en couvrent une autre, et l’éco-PTZ finance le reste à charge sans coût supplémentaire. Pour une rénovation d’ampleur bien montée, le reste à charge peut descendre à 10-15 % du coût total.
Les conditions d’accès
Le logement doit être une résidence principale construite avant 1990. L’emprunteur est propriétaire occupant ou bailleur. La demande se fait auprès d’une banque partenaire de l’éco-PTZ, avec les devis des artisans RGE à l’appui. Si vous passez par le parcours MaPrimeRénov’ d’ampleur, l’audit énergétique est la première pièce à constituer : il conditionne à la fois le montant de la prime et l’accès au plafond maximum de l’éco-PTZ.
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Questions fréquentes
L’éco-PTZ 2026 est-il accessible sans conditions de revenus ?
Oui, c’est l’avantage principal de l’éco-PTZ par rapport à MaPrimeRénov’. Il n’y a pas de plafond de revenus pour y prétendre. Seules conditions : le logement doit être une résidence principale achevée depuis plus de 2 ans, et les travaux doivent être réalisés par une entreprise certifiée RGE.
Quel montant peut-on emprunter avec l’éco-PTZ en 2026 ?
Le montant varie selon le type de rénovation : jusqu’à 50 000 € pour une rénovation globale permettant un gain d’au moins deux classes DPE, 30 000 € pour trois travaux combinés, et 15 000 € pour un ou deux travaux monogestes. Le prêt est remboursable sur 15 à 20 ans selon les banques.
Peut-on faire une demande d’éco-PTZ directement auprès de sa banque habituelle ?
Oui, mais toutes les banques ne proposent pas l’éco-PTZ. Les établissements partenaires conventionnés avec l’État (Crédit Agricole, BNP, Société Générale, La Banque Postale…) sont les plus accessibles. Il faut présenter les devis RGE signés avant de déposer la demande.
L’éco-PTZ est-il cumulable avec MaPrimeRénov’ et les CEE en 2026 ?
Oui, les trois sont cumulables. C’est la combinaison optimale : MaPrimeRénov’ réduit le coût global via subvention, les CEE apportent une prime supplémentaire versée par les fournisseurs d’énergie, et l’éco-PTZ couvre le reste à charge restant à taux zéro. Il faut anticiper les délais d’instruction de chaque dossier.