Pendant longtemps, la lettre E sur un DPE faisait hausser les épaules. Ni vraiment bon, ni franchement catastrophique. Une étiquette dans la moyenne, qu’on oubliait vite.
Depuis le 1er janvier 2025, ce confort a disparu. Et beaucoup de propriétaires d’un bien classé E découvrent la nouvelle règle au pire moment : en plein compromis de vente.
La nouvelle obligation, concrètement
Avant 2025, l’audit énergétique réglementaire à la vente concernait uniquement les classés F et G, les fameuses passoires thermiques. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés E entrent dans le même dispositif pour les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété. Vendre sans cet audit expose à un risque réel : l’acheteur peut se retourner contre vous après la signature, invoquer un vice caché ou demander une réduction de prix.
Trois lettres d’écart sur l’alphabet du DPE, E, F, G, et soudain le même formulaire s’impose à des centaines de milliers de logements supplémentaires.
Pourquoi cette extension
Le calendrier ne s’arrête pas là. Les classés D suivront en 2034. La logique est limpide : faire remonter progressivement le seuil d’exigence pour pousser les propriétaires à rénover avant de vendre. Pour préparer votre dossier, consultez notre guide pour choisir un auditeur énergétique certifié RGE, plutôt qu’après. Un logement E aujourd’hui sera peut-être jugé à risque demain, exactement comme le F l’était hier.
Attention : Si vous avez signé un compromis de vente avant le 1er janvier 2025 sans savoir que votre bien E serait concerné, demandez conseil à un notaire. Si vous êtes en région SQY, nos pages locales sur l’audit énergétique à Guyancourt ou Voisins-le-Bretonneux listent des professionnels certifiés avant la signature définitive. Le calendrier d’application peut jouer en votre faveur ou contre vous selon la date exacte des actes.
Ce que l’audit va révéler sur un bien classé E
Un logement E n’est pas une passoire. C’est souvent un bien correct, avec une isolation partielle, un chauffage qui fonctionne mais consomme un peu trop. L’audit va précisément chiffrer l’écart entre correct et performant, et proposer des scénarios de travaux pour passer en classe C ou B. Pour un acheteur, ce document devient un argument de négociation. Pour vous, vendeur, c’est l’occasion de transformer une contrainte en preuve de transparence.
Un audit fait à temps, c’est une vente qui se passe sans accroc. Découvrez aussi les recours possibles pour l’acheteur en cas d’audit manquant. Un audit oublié, c’est une vente qui se termine au tribunal.
Faire réaliser votre audit énergétique avant la mise en vente →
Questions fréquentes
Depuis quand les logements classés E sont-ils concernés par l’audit énergétique obligatoire ?
Depuis le 1er janvier 2025 pour les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété. Avant cette date, seuls les classés F et G (depuis le 1er avril 2023) étaient concernés à la vente.
Que risque-t-on si on vend un logement classé E sans audit énergétique en 2026 ?
L’acheteur peut invoquer un vice du consentement après la signature. Les recours possibles incluent une réduction du prix de vente, le remboursement de frais supplémentaires, ou dans les cas extrêmes la nullité de la vente. Le risque est réel et documentable.
La réforme DPE de janvier 2026 peut-elle changer la classe d’un logement classé E ?
Oui, si le logement est chauffé à l’électricité. Le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9, ce qui peut améliorer l’étiquette d’une classe. Un E peut passer en D, le soustrayant à l’obligation d’audit à la vente. Une mise à jour gratuite est possible sur le site de l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME.
Les logements classés D seront-ils aussi concernés dans le futur ?
Très probablement. Le calendrier de la loi Climat et Résilience prévoit une extension progressive des obligations. Les classés D devraient être concernés aux alentours de 2034, même si aucune date officielle n’est encore arrêtée.