Trappes a réhabilité 140 logements sociaux de la résidence Castiglione, bâtie en 1972. Résultat : la consommation d’énergie a été divisée par 3,5. Une autre opération vise 85 logements au label BBC Effinergie, 62 kWh par mètre carré et par an. La ville affiche même un cap : « Trappes bas-carbone » d’ici 2050.

Tout ça, c’est pour le parc social. Et le vôtre ?

Sur les 13 335 logements que compte la commune, 92 % sont des résidences principales. Une bonne partie sort des mêmes décennies de construction que ces immeubles qu’on rénove à grand frais aujourd’hui. Même génération de bâtiments, mêmes ponts thermiques probables, mêmes menuiseries d’origine. Sauf que pour votre logement, personne n’a encore engagé les travaux.

Ce que dit la loi, concrètement

Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G au DPE ne peuvent plus être loués. Les F suivront en 2028. Et depuis avril 2023, vendre un bien classé F ou G impose de fournir un audit énergétique à l’acheteur, en plus du DPE classique.

Deux documents différents, deux objectifs différents. Le DPE évalue. L’audit énergétique propose un plan de travaux chiffré, avec scénarios de rénovation et gains attendus. C’est ce second document qui devient obligatoire dès que votre bien est étiqueté F ou G et que vous le mettez en vente.

À quoi ressemble un audit à Trappes

Un diagnostiqueur certifié RGE se déplace, inspecte l’enveloppe du bâtiment (murs, toiture, fenêtres), le système de chauffage, la ventilation. Comptez entre 2 et 4 heures sur place selon la surface et la complexité du bien. Le rapport arrive sous une à deux semaines, avec au minimum deux scénarios de travaux : un parcours en plusieurs étapes, un autre pour atteindre la classe B en une fois.

Le prix varie de 500 à 1 200 euros pour une maison individuelle, un peu moins pour un appartement en copropriété où une partie du diagnostic est mutualisée à l’échelle de l’immeuble.

Les quartiers où ça se joue

Les Merisiers, la Plaine de Neauphle : ces secteurs concentrent une part importante du bâti collectif des années 1970, justement la génération qui pose le plus de questions énergétiques aujourd’hui. Si votre immeuble ou votre copropriété date de cette période et n’a jamais fait l’objet de travaux d’isolation, les probabilités de classement F ou G grimpent vite.

Pourquoi attendre que la valeur de votre bien chute avant d’agir ?

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